Les grandes orientations de la période 2009 – 2014

Les grandes orientations de la période 2009 – 2014

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La politique énergétique, l’un des piliers indispensables garantissant l’accomplissement des objectifs escomptés dans le processus du développement, a fixé comme objectif essentiel, durant les années à venir, l’amélioration de l’indépendance et la sécurité énergétique, outre la diversification des sources énergétiques ainsi que l’amélioration du niveau de la compétitivité économique de nos entreprises. Pour ce faire, on œuvre d’arrache pied à la rationalisation de la consommation énergétique, et au développement de l’utilisation des énergies renouvelables et celle de substitution.

Partant, les grandes orientations dans le domaine de la maîtrise de l’énergie durant la période 2009 – 2014 seront axées sur un ensemble d’actions. Il s’agit, de prime abord, d’assurer une pression sur la demande d’énergie afin d’améliorer l’intensité énergétique pour atteindre le niveau des pays industrialisés, et ce, à travers la poursuite de la généralisation de l’utilisation des technologies à haute performance  énergétique dans les différents secteurs concernés notamment la cogénération dans les secteurs industriels et tertiaire. Ceci, outre le soutien de l’efficacité énergétique dans les bâtiments neufs et existants et le renforcement du transport en commun pour les personnes et les marchandises. L’objectif du programme présidentiel est de réduire la demande d’énergie d’environ 21% à l’horizon 2014.

Par ailleurs, on devra veiller à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation globale de l’énergie à travers le renforcement de l’utilisation des énergies qui contribuent à l’amélioration du bilan énergétique telle que l’éolien et l’énergie solaire. L’objectif du programme présidentiel est l’augmentation de la part des énergies renouvelables à 4.3% de la consommation totale énergétique sans compter le bois  et  à 11% de la production d’électricité à l’horizon 2014.

Dans la même optique, on procédera à la généralisation de la substitution énergétique dans les différents secteurs d’activités concernés et à l’orientation de la consommation vers les énergies locales les moins coûteuses, en l’occurrence du gaz naturel.

On optera, aussi, à l’élargissement de la définition de la notion de maîtrise de l’énergie pour toucher globalement le secteur de l’énergie à travers les filières de la production, la distribution et la consommation, ainsi qu’à l’exploitation des nouveaux mécanismes de financement qui pourraient contribuer dans les investissements dans le secteur de la maîtrise de l’énergie (fonds des technologies propres de la banque mondiale et les mécanismes de développement propre).

L’effort sera orienté, également, à assurer la prise en compte du volet de la maîtrise de l’énergie dans la réalisation des grands projets immobiliers (Taparoura, Sama Doubaï….), et à développer de la recherche scientifique à travers la réalisation de projets de démonstration pour l’utilisation des nouvelles technologies comme le chauffage et la climatisation solaire, ainsi que le développement de l’utilisation du photovoltaïque dans les centres urbains  et la production de  l’hydrogène et de la trigénération….

Finalement, on s’intéressera au renforcement du rôle du secteur privé dans la concrétisation du programme de maîtrise de l’énergie, notamment l’énergie éolienne et l’énergie solaire, et à l’intensification des actions de sensibilisation  et  de communication en faisant adhérer les différentes parties prenantes concernées à travers  le dialogue, le suivi et l’évaluation.

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