L’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie a organisé, le 5 mars 2010, une journée d’information vouée à la présentation de deux lignes de crédits, assurées respectivement par la Banque mondiale (BM) et l’Agence française de développement (AFD).
Réservées à la maîtrise de l’énergie, l’accompagnement et l’assistance techniques dans ce cadre, ces deux mécanismes de financement, qui viennent de voir le jour, permettront d’inciter les industriels à adhérer à la démarche de l’économie de l’énergie adoptée par l’Etat depuis des années. L’objectif est, à l’évidence, garantir un usage rationnel des énergies fossiles et un recours renforcé aux énergies renouvelables.
Par ailleurs, inscrits dans le cadre de la mise en œuvre du programme quadriennal de maîtrise de l’énergie (PQME) qui s’étale sur la période 2008-2011, ces deux lignes de crédits permettront de mobiliser les ressources financières appropriées et de faciliter l’accès à des instruments idoines de financement.
En effet, la ligne de crédits octroyée par la Banque mondiale, d’un montant de 42,3 millions de dinars, est réservée aux projets de cogénération et d’efficacité énergétique. Distribuée via trois banques de la Place à savoir l’Amen Bank, la Banque de l’Habitat (BH) et la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME), cette ligne est accompagnée d’un programme d’assistance technique ayant pour objectif de venir en aide aux industriels.
Quant à la ligne de crédits accordée par l’AFD, d’un montant de 40 millions d’euros, elle est ouverte auprès de trois banques : la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), la Banque de Tunisie (BT) et l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI).
La ligne de crédit de l’AFD est, par ailleurs, accompagnée d’une subvention au profit des deux agences techniques concernées, l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (AMNE) en matière de maîtrise de l’énergie et l’Agence Nationale pour la Protection de l’Environnement (ANPE) pour tout ce qui touche aux projets à caractère environnemental.
Il importe de mentionner que le PQME, qui ambitionne minimiser, à hauteur de 20%, la demande en énergie à l’horizon 2011, a réussi jusqu’à la fin 2009 de réduire cette demande de 13%.



